Fort McMurray - Jour 2
Fort McMurray - Jour 2 Crédit: JF Charles

Fort McMurray – Jour 2


La nuit de mercredi à jeudi a été réparatrice, mais trop courte. Même si mon co-chambreur Mathieu Dion a mis son cadran à 9h00, le mien était à 6h00. Je devais me préparer pour notre chronique des Agents Libres à 8h45 avec Anthony Marcotte sur les ondes du 91,9 Sports et comme je suis en Alberta, elle était à 6h45. Je m’installe donc dans le lobby de l’hôtel avec mon café pour préparer mes sujets. Anthony est un animateur que Corb et moi aimons beaucoup, car c’est un vrai pro. Il a toujours de bons mots pour nous et il nous facilite énormément la tâche dans sa façon d’interagir avec nous lors des chroniques.

La chronique terminée, il est 7h00 tapant. Je me verse un 2e café, c’est un café noir de lobby d’hôtel, mais bon, j’ai besoin de me garder réveillé pour notre première journée d’action au Championnat national, alors j’encaisse la caféine. Je prépare donc quelques publications pour Facebook, Instagram et Twitter. Ensuite, je m’assure de notre horaire d’autobus pour la journée. Il faut savoir que l’on a un horaire de transport pré-établi avant et après les matchs. Un autobus vient nous chercher 1h45 avant la rencontre et il nous attend dans le stationnement après nos matchs. Je m’assure également que tout le monde reçoit son déjeuner. Un sac déjeuner avec une barre granola, une pomme, un yogourt et un sandwich de style McMuffin. Rien d’optimal je dois l’admettre, mais c’est ce qu’ils nous offrent.

L’abri des joueurs pour le premier match. Crédit: JF Charles

Nous embarquons tous dans l’autobus vers 10h15 pour nous rendre au Ross Hennigar Field, où nous jouerons la rencontre face à l’Alberta. Comme c’est la première fois que nous visitions l’endroit, nous étions en mode découverte. Les joueurs sont tombés en mode préparation et ils s’installaient dans l’abri des joueurs. Les entraîneurs s’assuraient que tout le monde était fin prêt autant mentalement que physiquement pour la partie. De mon côté, j’avais une rencontre avec les dirigeants de Baseball Canada, car ils avaient plusieurs informations à me transmettre à propos de l’événement.

Comme tout est rarement parfait, j’apprends juste avant la rencontre que les trois joueurs que nous attendions de Toronto arriveront finalement en retard. Pire encore, deux d’entre eux n’ont pas été en mesure de récupérer leurs valises et ils ne savent toujours si la compagnie aérienne les a retrouvées. Je dois donc communiquer avec la compagnie pour m’assurer qu’on reçoit l’équipement le plus rapidement possible et avec les parents pour les assurances.

Jimmy Dionne, Jacob Wallace et Rémi Lemay Crédit: Manon, maman de René Lemay

Le moment le plus difficile pour tout le monde a été la rencontre elle-même. L’Alberta a profité de cinq erreurs commises par notre défensive pour se forger une avance de 11 à 2 après 6 manches de jeu. Ce n’était évidemment pas ce que tout le monde avait en tête comme début. Les joueurs n’avaient cependant pas dit leur dernier mot et ils ne se laisseraient pas humilier ainsi. À leur dernier tour au bâton et après avoir rempli les buts, Anthony Lucas-Desparois y est allé d’une longue balle qui souleva le banc des joueurs d’un seul coup. Lucas-Desparois a ce don de sortir de sa poche un gros coup sûr quand son équipe en a de besoin et disons que le grand chelem est arrivé au bon moment! Deux frappeurs plus tard, avec un coureur sur les buts, c’est Wyliam Coulombe qui s’est « gâté » avec un retentissant circuit de deux points. L’Alberta venait de voir son avance de neuf points fondre à un seul. C’était 11 à 10 et le banc des joueurs était primé! Tout le monde y croyait. Malheureusement, le pointage est resté le même, mais les joueurs savent qu’ils sont dans le coup pour la suite des choses. Reste seulement à réduire le nombre d’erreurs et à produire dès le début de la rencontre.

Pour revenir à mes rôles de chef de mission, après la rencontre je dois aller confirmer le pitch count de nos lanceurs auprès du marqueur. Je dois également m’assurer d’avoir un plan de match pour les coachs. Hier, c’était un plan pour le repas et pour le transport qui nous mènerait à la cérémonie d’ouverture de l’événement. J’avais également à m’assurer que les bagages de Jacob Wallace et Rémi Lemay se rendraient à l’hôtel. Je dois admettre que la maman de Rémi a été d’une grande aide dans le processus. C’est elle qui m’a confirmé que le tout serait livré dans la soirée. C’est un gros soulagement pour toute l’équipe, car ce sont deux gros morceaux dans notre alignement et sans leur équipement, ils n’auraient pas été possible pour eux de jouer.

La cérémonie d’ouverture

Cérémonie d’ouverture au Championnat National 18U de Fort McMurray. Crédit: JF Charles

Aller à une cérémonie du genre est rarement quelque chose que l’on a le goût de faire. C’est long, on reste debout pendant des heures et en plus, le stade est rarement rempli à pleine capacité. Cependant, tout le monde est ensemble. On crée des liens entre nous, mais aussi avec d’autres équipes et il y a assurément des anecdotes qui en ressortent. #Réglisse

Ça rend aussi le tournoi officiel et en voyant tout ce monde impliqué, tous les joueurs et les entraîneurs des autres équipes sur place, il y a un feeling de vouloir gagner qui prend une plus grande place.

Pas besoin de vous dire que nous sommes pratiquement les seuls à parler français là-bas. Jesen a été mandaté pour dire le serment des entraîneurs en français et Justin Anctil a fait celui des joueurs. C’est également le Québécois Gabriel Piché qui a fait celui des arbitres. J’ai été témoin d’une discussion intéressante entre un entraîneur et un joueur de l’Ontario. Le joueur en question ne connaissait pas l’ABC. Il nous regardait et il posait des questions à son coach. Lorsque son entraîneur lui a mentionné que notre programme avait reçu des joueurs comme Abraham Toro, Éric Gagné et Russell Martin, j’ai vu dans le visage du joueur qu’il venait de comprendre ce que c’était l’ABC.

De retour à l’hôtel, les joueurs ont fait leurs trucs. Jesen leur a donné l’heure du couvre-feu, la partie de 9h00 le lendemain l’exige. Personnellement, je suis allé souper avec les coachs. Tout est dans les petits détails afin de s’assurer que tout le monde est bien. C’est rarement parfait, mais on essaie et les joueurs le ressentent.

Photo d’équipe Championnat National 18U 2022. Crédit JF Charles
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