Pourquoi Patrick Roy est l’homme de la situation?

L’entraîneur des Remparts de Québec y est allé de déclarations qui ont fait siller les oreilles des Québécois. Patrick Roy est vrai et il dit ce qu’il pense. Personnellement, c’est ce que j’adore de lui. C’est probablement ce qui fait le plus peur à un homme comme Geoff Molson.

Cependant, Roy est un gagnant. Il a ça dans le sang. Il va tout faire en son pouvoir pour gagner, peu importe ce que ça prendra. Qu’on aime ou pas, personne ne pourra dire le contraire. Est-ce que ses méthodes sont parfaites? Non, mais il gagne.

J’ai entendu plusieurs fois qu’il n’avait pas l’expérience d’un directeur général. C’est vrai qu’il n’a pas dirigé une équipe dans la LNH à partir du 7e étage, sauf pour son titre de vice-président des opérations hockey au Colorado, mais il a un bagage fort impressionnant. Son expérience comme dirigeant et entraîneur avec les Remparts de Québec doit être prise en considération.

Crédit Photo: La Tribune

Roy a gagné la Coupe Memorial à son année recrue en 2006 avec les Remparts et le Jack Adams à son année recrue comme entraîneur de l’Avalanche du Colorado en 2014. Sans oublier son trophée Calder à sa première année avec le CH. Qu’on l’aime où pas, Patrick Roy a une feuille de route impressionnante!

Un impressionnant palmarès

  • Coupe Calder : 1985
  • Coupe Stanley : 1986, 1993, 1996 et 2001
  • Trophée Vézina : 1989, 1990 et 1992
  • Trophée William M. Jennings : 1987, 1988, 1989, 1992 et 2002
  • Trophée Conn Smythe : 1986, 1993 et 2001
  • Trophée Jack Adams : 2014
  • Coupe Memorial : 2006 
  • Gardien avec le plus de victoires en séries : 151
  • Gardien avec le plus de parties jouées en séries : 247
  • Numéro 33 retiré par l’Avalanche le 28 octobre 2003 et son numéro 33 retiré à Montréal le 22 novembre 2008.
  • Intronisation au Temple de la renommée le 13 novembre 2006.
  • Nommé parmi les 100 plus grands joueurs de la LNH à l’occasion du centenaire de la ligue en 2017.
Crédit Photo: NHL.com

Gorton vs Roy

Si plusieurs prétendent que Patrick Roy ne peut pas travailler avec une personne au-dessus de sa tête, c’est beaucoup à cause de son historique et de son tempérament. Si Roy lui-même croyait ne pas être en mesure d’occuper ce rôle de partenaire à Gorton, il n’aurait jamais déclaré ce qu’il a mentionné dans la journée de mardi. Roy reste Roy, mais il a assurément pris de la maturité avec les années et s’il a une chance de revenir dans la LNH comme DG du Canadien de Montréal, il fera ce qu’il a à faire.

Cela dit, embaucher Patrick Roy ça vient avec ses qualités et ses défauts et Geoff Molson doit être prêt à vivre avec ça, Jeff Gorton aussi. Le #33 vendrait probablement plus de t-shirts que les joueurs du CH, il serait capable de prendre le « spotlight » sur lui lors des moments plus difficiles, il amènerait une identité différente et assurément un leadership à l’organisation. Mais au final, la meilleure question est celle que Patrick a lui-même posée: « Qu’ont-ils à perdre en m’essayant? »

Ce qu’ils ont dit

Pour voir le reportage complet.

En effet.

Une autre bonne Question de notre ami JiC.

Pas faux…

J’adore ça!

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